LE B-A-BA DU KONNICHIWA, OU CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR LA BARRIÈRE DE LA LANGUE AU JAPON

2017-10-16 10.27.09 1

(Article rédigé pour Mademoiselle L. )

Avant de découvrir le Japon de ses propres yeux pour la première fois, l’un des principaux clichés qui a tendance à inquiéter, voire refroidir certains voyageurs, est celui qui concerne la barrière de la langue. (« Arigato… c’est quelle marque de gâteau déjà? »)

Et avant mon premier voyage au Japon, ce fut également mon cas. En effet, j’avais entendu beaucoup de mes connaissances dire que les Japonais parlaient UNIQUEMENT leur propre langue, que tous les panneaux étaient écrits en caractères japonais (sachant qu’ils ont 3 alphabets, bonjour la galère pour se préparer à ça en amont!) et qu’en gros, il fallait soit un bon guide, soit une excellent mémoire visuelle pour ne pas se perdre dans les dédales des rues nippones. Je vous passe les détails sur les mises en garde concernant les gares aussi immenses que des centres commerciaux, qui a priori étaient un vrai casse-tête (pas chinois pour le coup!) pour la pauvre âme esseulée qui s’y risquerait sans maîtriser le nihongo (=langue japonaise).

Mais impossible n’étant pas vahiné (ouaip, j’invente des expressions parfois, j’suis une ouf moi! XD) et ma fascination pour la culture japonaise étant déjà assez forte à l’époque (merci Club Dorothée et sushi trains!), je me suis tout de même lancée dans cette aventure, et grand bien m’en a pris, puisque j’ai eu un vrai coup de foudre pour le pays, et que j’y suis retournée 3 fois depuis. Les clichés étaient-ils donc erronés? Et bien pas complètement, mais voici ce que je retiens de mes premiers contacts avec le peuple japonais et cette fameuse « barrière de la langue » qui ne demande qu’à être franchie/ défoncée, et qui sait, vous serez peut-être le/la prochain(e) à le faire! 😉

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UNE RÉPUTATION CERTES FONDÉE …

Alors effectivement, pour commencer, vous pouvez déjà faire une croix sur l’espoir de trouver des gens qui vous parleront français au Japon.

La seule langue qui pourra vous servir de vecteur commun avec les Japonais, c’est bien l’anglais, et encore, ce ne sera qu’occasionnel. En effet, l’anglais est parlé uniquement dans les grosses chaînes de magasins (type H&M, Zara, etc), quelques grandes chaînes de resto (mais si peu), par certains employés d’offices de tourisme, d’hôtels et quelques vendeurs aux guichets des gares. Bref là où les touristes sont attendus quoi. Mais pas là où vous devriez aller si vous voulez faire l’expérience du Japon profond, celui qui se cache au fond de mini-restaurants où on peut caser maximum 6 clients, celui des petites boutiques artisanales dissimulées dans des ruelles peu fréquentées, des marchés de quartier et des temples perchés sur des montagnes… Celui du « salaryman » que vous croiserez tôt le matin et tard le soir dans le train… Celui des « kombini », ces épiceries de quartier qui vous dépanneront pour quasiment tout et n’importe quoi… Ce Japon-là, il vous faudra faire l’effort d’aller à sa rencontre et de sortir les rames pour vous frotter à sa culture particulière, et bien entendu à la langue qui va avec…

Himeji Castle
Château d’Himeji

… MAIS UN PEUPLE PRÊT À VOUS TENDRE LA MAIN:

Pas de panique cependant si, comme moi lors de mon premier voyage, vous ne parlez pas japonais. En effet, je peux vous garantir que les gens sur place feront tout ce qui est en leur pouvoir pour vous aider si vous allez vers eux, et cela même s’il vous faut passer par un langage universel: les mimes!

En effet, il m’est arrivé plus d’une fois de demander mon chemin en ne sachant prononcer que le nom du lieu où je cherchais à me rendre, et à chaque fois, les gens prenaient non seulement le temps de m’aider, mais même souvent de M’ACCOMPAGNER jusqu’à l’endroit en question, ou bien jusqu’à la plateforme de train, quitte à SORTIR DE LEUR PROPRE TRAIN!!! Incroyable, mais je vous promets que c’est vrai! Et en plus, après m’avoir aidée, lorsque je les remerciais d’un « Arigato gozaimas » très approximatif, ils me faisaient des grands sourires et me félicitaient de parler japonais avec deux pouces en l’air, alors que je venais probablement de les mettre en retard pour le travail. Tentez l’expérience dans le métro à Paris, je ne suis pas certaine que ça donne la même chose! #ZéroChanceQueCaArrive

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Vous pourrez également compter sur l’extrême efficacité des employés de gare, qui seront toujours dans les parages où que vous alliez, prêts à vous guider même si ça leur prend 20 minutes de comprendre ce que vous voulez! (Mais bon, a priori si vous avez un téléphone avec Google maps, ça ne devrait pas vous prendre 15 ans d’expliquer votre destination… Enfin j’espère pour vous!) Il m’est même arrivé une fois de ne pas avoir d’employé dans mon champ de vision lorsque je ne parvenais pas à acheter des tickets de métro, et j’ai vu sur le distributeur un bouton rouge « Push here for help » sur lequel j’ai appuyé sans grande conviction, et là Ô miracle, une fenêtre coulissante s’ouvre dans le mur et une petite tête aux yeux bridés apparaît! Une mini-crise cardiaque et deux minutes plus tard, j’avais mes tickets en main.

L’autre gros point fort du Japon pour compenser ces soucis de communication, ce sont ses panneaux indicateurs très clairs et bien positionnés, écrits en japonais, anglais et chinois (parfois en coréen), qui vous faciliteront la tâche pour trouver les hauts lieux touristiques de chaque ville, mais aussi pour regagner l’aéroport lors de votre retour. Franchement, ils sont tellement bien faits que si vous avez un minimum de bon sens et que vous marchez en regardant vers le haut, vous finirez forcément par trouver votre chemin (et peut-être aussi par percuter d’autres voyageurs de plein fouet parce que vous ne les aurez pas vus mais bon… ce n’est pas le sujet du jour! MDR )

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LE KIT DE SURVIE LINGUISTIQUE POUR DÉMARRER:

Le Japon a été pour moi un tel coup de coeur que j’ai décidé de l’apprendre sur internet, et ça fonctionne plutôt pas mal car depuis, j’ai pu communiquer davantage avec les Japonais et même me faire des amis lorsque j’y suis retournée (bon en baragouinant pas mal hein… mais quand même!)

Mais pour ceux qui n’ont pas forcément envie de se lancer dans un tel apprentissage, voici quand même 10 expressions de base que je vous conseille de mémoriser, et qui vous dépanneront bien dans la plupart des cas de figure rencontrés en voyage (ne me remerciez pas, c’est CADEAU! mdr)

Kit de survie japonais

Voilà, je ne me prétends nullement professeur de japonais, et il y a certainement bien d’autres expressions qui pourront être jugées utiles, mais j’ai simplement partagé ici les expressions que j’utilise presque quotidiennement, et j’espère que ça vous servira! (En plus c’est le premier infographique que je réalise, et sans trop me vanter, je le trouve Kawaiiii (= super mimiiii)! Ah ben tiens, voilà un autre mot que vous entendrez très souvent! ^^)

Sur ce, je vous laisse réviser, j’ai une subite envie de regarder un manga en mangeant des sushis, je ne sais pas vraiment pas pourquoi, ça m’est venu comme ça!

MATA NE!

 

barrière langue Japon

 

N’oubliez pas d’épingler cet article sur Pinterest s’il vous a plu! Arigatou gozaimasu! 😉

2 commentaires sur “LE B-A-BA DU KONNICHIWA, OU CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR LA BARRIÈRE DE LA LANGUE AU JAPON

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